Le savoir-faire irlandais

L’Irlande est indéniablement experte en matière d’exportation : cette modeste nation, qui ne compte que 4,5 millions d’habitants, exporte l’équivalent de pas moins de 10 milliards € de denrées alimentaires locales.  Les exportations du secteur agroalimentaire représentent 10 % des exportations totales du pays.

L’industrie irlandaise des produits de la mer

En sa qualité de nation insulaire cernée par les eaux les plus riches d’Europe, l’Irlande a de tous temps exploité les produits de la mer. Ainsi, l’Irlande est reconnue comme étant l’un des principaux exportateurs européens de produits de la mer diversifiés et de grande qualité. Les eaux propres et non polluées qui bordent les côtes irlandaises rassemblent d’innombrables organismes aquatiques et constituent un environnement idéal pour la pêche et l’aquaculture. Les côtes irlandaises sont le point de convergence des eaux vives de l’Océan atlantique, des eaux chaudes du Gulf Stream et des eaux douces et froides en provenance de zones marécageuses de l’île. En effet, l’Irlande compte plus de 12.000 km² de marais tourbeux, ce qui en fait l’un des derniers écosystèmes de ce genre encore existants en Europe.  L’Irlande exporte l’équivalent de 530 millions € de produits de la mer dans le monde entier.

La mytiliculture irlandaise

Outre l’une des ballades irlandaises traditionnelles les plus connues, la chanson « Molly Malone », aussi connue sous le nom “cocklesandmussels”  l’Irlande est probablement à l’origine d’une des toutes premières techniques de mytiliculture.

Selon la légende, en 1235, Patrick Waltonun, marin irlandais ayant réchappé du naufrage de son bateau sur la côte atlantique française, tentait d’assurer sa survie en capturant des oiseaux à l’aide de filets fixés à des pieux sur le rivage. Il ne fut pas long à se rendre compte qu’il attrapait plus de moules sur ses lignes que d’oiseaux dans ses filets. Il décida alors d’améliorer sa technique en multipliant ses lignes, qu’il joignit entre elles à l’aide de bouts de bois horizontaux. Ainsi naquit la mytiliculture ! La technique mytilicole des bouchots découle d’ailleurs de cette invention.Mussel production 2012-2014 av

L’industrie mytilicole irlandaise a vu le jour au début des années 70. A l’origine, la production était essentiellement axée sur la transformation de la chair des moules et l’exportation vers le continent européen. Dans les années 80, l’évolution du marché a entraîné le déclin de la production de moule ; les entreprises irlandaises de transformation ont alors mis au point et fait breveter la technique de transformation consistant à cuire puis surgeler des moules entières. Cette technique était unique en ce qu’elle permettait de maintenir la coquille des moules fermée pendant la cuisson, préservant ainsi le jus et la saveur des coquillages. Ce renouveau dans l’industrie de la transformation a coïncidé avec le développement du secteur des moules de corde en Irlande. Vers la fin des années 90, de nouvelles aires de production ont été définies ; à cela se sont ajoutés d’importants investissements qui ont contribué à l’essor de l’industrie mytilicole.

L’Irlande a été le premier pays de l’UE à mettre en œuvre un protocole combinant des tests biologiques sur  souris et tests chimiques ; protocole sur lequel reposent des systèmes de surveillance dont l’efficacité et la sécurité sont garanties . En savoir plus.

 

Les fermes irlandaises d’élevage mytilicole sur cordesont essentiellement implantées le long des côtes du nord et de l’ouest du pays, qui offrent des emplacements de choix pour l’installation de filières.

 

Les parcs mytilicoles irlandaisse situent en majeure partie dans de vastes baies telles que celles de Wexford, de Cromane et de Lough Foyle, qui offrent à la fois l’espace nécessaire et un environnement idéal pour la croissance du naissain en zones abritées

 

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